Le patrimoine de mémoire

Transportd\'unblesse_Verdun Transportd\'unblesse_Verdun  La Première Guerre Mondiale a détruit de nombreux villages situés sur la partie est de notre territoire et avec eux des édifices remarquables : les châteaux, les maisons, les églises, les fermes, le bâti est en ruine...

 

Pour la plupart, vidées de leurs habitants, les communes du front voient revenir peu à peu la population après la guerre, mais elles sont méconnaissables. Des rues de gravats, des tas de briques et de pierres,... Se soutenir, déblayer, nettoyer,... voilà le quotidien de l'après-guerre. Toute une vie à reconstruire.

 

EnAttaque_Souain_1915 EnAttaque_Souain_1915  Les champs, transformés pendant quatre longues années en champs de batailles, étaient si abîmés, meurtris par les obus de plus ou moins gros calibres, remplis de milliers de billes de plomb et autres munitions, de barbelets et d'abris souterrains, qu'ils semblaient irrécupérables. Les parties les plus touchées furent marquées de traits rouges sur les cartes et constituèrent la "Zone Rouge".

 

Le secteur de la "Bataille d'Hébuterne" faisait partie de cette zone. Il y eut tant de bombes et de munitions utilisées qu'il fallut déminer les champs pendant des années après la guerre et ce jusqu'à la veille de la Seconde Guerre Mondiale.

 

Le Mémorial et la nécropole de Serre-Hébuterne

cimetiere_militaire_Serre-Hebuterne (11) cimetiere_militaire_Serre-Hebuterne (11)  Le mémorial fut inauguré le 14 juin 1925, soit 10 ans après la "Bataille d'Hébuterne". Il se situe sur la route menant de Mailly-Maillet à Serre-lès-Puisieux, soit approximativement la première ligne de tranchée allemande. Il est l'oeuvre de deux anciens combattants, architecte et sculpteur : Maurice Cockenpot et Léon Danchin.

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Peu à peu, après la guerre, un tourisme des champs de bataille et de nombreux pélerinages se sont développés, dont celui d'Hébuterne. Il fallut alors réflechir à l'édification d'un sanctuaire pour mieux répondre aux besoins des familles, amis ou autres inconnus venus rendre hommage aux soldats ayant combattus à Hébuterne.

Le projet d'édification prit forme et donna naissance à une élégante chapelle effilée précédée d'un porche sur trois arcades et sous lequel un autel en pierre est placé.

 

Quelques cimetières...

Les Britanniques ont fait le choix de laisser les corps des soldats à proximité du lieu où ils sont tombés, c'est pourquoi de nombreux cimetières du Commonwealth jalonnent nos routes.

 

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Serre road cemetery n°2 : Ce cimetière rassemble les corps des soldats tombés à proximité dont 5971 Britanniques, 619 Canadiens, 401 Australiens, 73 Néo-Zélandais, 34 Sud-Africains et 28 Terre-neuviens et 13 Allemands.

 

Serre_road_cemeteryN1 (12) [640x480] Serre road cemetery n°1  P1050130 P1050130  P1050135 P1050135  Rossignol_Wood_cemetery (2) Rossignol Wood cemetery  

 

 

 

 

 

 

 

 

- Serre road cemetery n°1 : ce cimetière créé en 1917 rassemble les corps des soldats tombés à proximité dont 2123 Britanniques, 120 Canadiens, 147 Australiens, 27 Néo-Zélandais, 6 Sud-Africains et 1 Terre-neuvien.

- Sheffield pals monument : Le monument est situé dans un taillis dans lequel se trouvait la première ligne britannique le 1er juillet 1916.

- A proximité du monument le sol fut volontairement conservé intact, marqué par les trous d'obus et les tranchées, en l'honneur de tous les hommes de Sheffield qui ont péri.

- Rossignol Wood cemetery : Ce cimetière accueille des tombes allemandes qui se distinguent par la forme des stèles.

 

Their name liveth forever more

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Cette expression tirée de l'Ecclesiasticus peut être traduite en français par : "Que leur nom vive à jamais". Elle est gravée sur la pierre du souvenir dans tous les grands cimetières britanniques.

Le coquelicot, "poppy" en anglais, est le symbole du souvenir pour les pays membres du Commonwealth, comme le bleuet pour la France. L'origine de ce symbole provient d'un poème écrit en 1915 par John McCrae, lieutenant colonel de l'armée canadienne, et publié pour la première fois le 8 décembre 1915.

 

 

 

 

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